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*... "Ensemble c'est tout" ...* (Projection de E. RAMSEIRER)

*... "Ensemble c'est tout" ...* (Projection de E. RAMSEIRER)
ANNA GAVALDA
"Ensemble, c'est tout."
Ed. le dilettante 2004

(dillettante (mot ital.) : personne qui s'adonne à une occupation, à un art en amateur, pour son seul plaisir. Personne qui ne se fie qu'aux impulsions de ses goûts. (Le Petit Larousse)
Autre oeuvre : "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" (1999), "Je l'aimais" (2002), "35 kilos d'espoir" (2002).

QUARTIEME DE COUVERTURE : "...Non, ne pleure pas... Tiens, prends mon mouchoir, petite fille... Mais il y a une chose que je dois te dire : les gens qui s'arrêtent de parler deviennent fous. Chu Ta, par exemple, je ne te l'ai pas dit tout à l'heure, mais il est devenu fou et très malheureux aussi... Très, très malheureux et très, très fou. Il n'a retrouvé la paix que lorsqu'il était vieillard. Tu ne vas pas attendre d'être une vieillarde, toi, n'est-ce pas? Dis moi que non. Tu es très douée, tu sais? Tu es la plus douée de tous les élèves que j'aie jamais eus, mais ce n'est pas une raison, Camille... Ce n'est pas une raison... Le monde d'aujourd'hui n'est plus comme celui de Chu Ta et tu dois te remettre à parler. Tu es obligée, tu comprends? Sinon, ils vont t'enfermer avec de vrais fous et personne ne verra tous tes beaux dessins... "
Ce livre ne raconte rien d'autre qu'une histoire d'amour. Une histoire d'amour entre quatre éclopés de la vie. Camille, Franck, Philibert et Paulette. Des bons à rien, des cabossés, des coeurs purs.


Quatre allumettes placées ensemble au-dessus d'une flamme. Et, pfiou... Tout s'embrase.

GENRE : Roman.

RESUME : Anecdote paraissant anodine de quatre personnes dont les vies se recoupent. Paulette, la grande-mère ouvre l'histoire avec ses problèmes de vieille (normal) ce qui amène à parler de Franck son petit-fils, cuisinier, et jeune! Franck partage un appartement avec Philibert, noble bourgeois du siècle passé dont la famille garde jalousement l'éducation. Et la voisine du dessus, Camille, est une anorexique, dotée d'un talent de peintre qu'elle exploitât mais s'étant fait manipuler par la gente masculine, se rétracte dans son monde qui se résume à sa chambre de bonne et son métier de ménagère ou "technicienne de surface".

IMPRESSION : Aucune annonce de changement de perspective, on passe d'un personnage à l'autre. Cette brusquerie peut être agaçante mais une fois aspiré dans l'histoire, cela nous parait même amusant. Beaucoup d'humour et effort de l'auteur d'utilisation d'un langage "moderne" quelque peu familier mais qui est bien proportionné à l'action.
Lecture conseillée par la mère d'un ami, beaucoup entendu de rumeur ("Il est trop géniiiial!!") J'ai apprécié me plonger dans l'univers de GAVALDA, en ayant fortement eu l'impression de lire et de participer à une partie de la vie ordinaire, entrevue par des yeux extérieurs, qui en font quelque chose de singulier. Enormément d'humanité. Analyse simple de relations sociales courantes par une auteure usant de phrases spontanées.

PHILOSOPHIE / THEME : La solitude, la peur qui y est liée, on parle d'art et de beauté.
EXTRAIT : "Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences."

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 17:15

Modifié le vendredi 28 juillet 2006 03:24

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